mercredi 31 mai 2006
Here's to you and here's to me
Here's to you, here's to me
Here's to a happy anniversary
Here's to days gone by
And those that are to be
Oh, here's to a happy anniversary.
And if I have my way
One day a long time from now
I'll say here's to you and here's to me
And here's to a happy anniversary
Very happy anniversary.
mardi 30 mai 2006
Allô ?

J'entre dans ce qu'il convshhhrrrdra d'appeller un tunnel de shhrrccrrravail.
Jusqu'au 15 juin, j'affiche complet. Vraiment.
Je vois les documrrrhhccchhur ma table, les chemises, les dossiers, les croquis, et je me demande si j'arriverai à bouclshhrrrrccrrla à temps. Pourtant, il va falloiccrrrrrcchhhemps record, donc.
A bientôt, je vous rappelle dècrrrrrcch je suis sorti du tunneshhrr
vendredi 26 mai 2006
Mariage dans les Carpathes (et autres histoires terrifiantes)

Hier soir, chose rarissime, j'ai consulté les statistiques de fréquentation de ce blog. Plus exactement la provenance des lecteurs, car c'est bien la seule chose amusante au milieu de tous ces chiffres.
Et.. Oh ? oh ? Oh oh ?
Je découvre que le 23 mai, vers 23h30, un lecteur (une lectrice) a débarqué sur Chronolog par Google en tapant la description de ma carte de voeux professionnelle de cette année et rien d'autre. Effectivement, on tombe tout de suite sur Chronolog. Vous savez, ce blog débile sur lequel je m'étale, où je raconte des bêtises...
Et là, une petite goutte de sueur perle sur mon front, montée de paranoïa courante chez le blogueur.
Car la première hypothèse qui me traverse l'esprit est :" Aïe ! Une personne de mon milieu professionnel (édition, presse, ...) vient de tomber par hasard sur mon blog alors qu'elle cherchait des infos sur mon travail. Rien d'horriblement compromettant, mais peut-être un jour vais-je me retrouver nez à nez avec quelqu'un à qui je parlerai très sérieusement de mon travail, pendant qu'elle me regardera en pensant très fort à mes histoires de Monsieur Poulé, mes animations Flash débiles et toutes les bêtises quotidiennes que je peux raconter. La situation serait un peu... désagréable, le jeu un peu déséquilibré. Dans ce cas, je l'invite chaleureusement à m'envoyer un petit e.mail gentil de félicitations sur mes talents infinis d'écrivain (contact en haut à droite !). Dans ce petit mot, ce serait sympa aussi de s'identifier un minimum... Pour la prochaine fois que l'on se rencontre !
Ceci était la première hypothèse. Mais une seconde idée a fait son apparition. Il peut s'agir d'un lecteur (.. ou lectrice, je sais) qui lit ce blog de temps à autres, qui se souvenait de cette image, et qui, soudainement, profitant de son jour férié, à voulu en retrouver la trace. Bon. Là, je n'ai rien à dire.
Hier soir, après cette découverte, j'avais rendez-vous avec l'amie brésilienne. Nous avons dîné ensemble, elle me parle de son prochain départ pour la Roumanie, où elle doit faire un séjour professionnel. Et d'ajouter qu'elle est invitée à un mariage dans la campagne roumaine, dans les Carpathes. J'ai des images qui me viennent à l'esprit, et qui ne s'embarrassent pas de précisions géographiques. Je vois Dracula, des montagnes, je pense "Transylvanie" et puis je vois des images similaires au mariage final de "Chat noir, Chat blanc".
"- Il faut que vous veniez tous les deux, ce serait merveilleux, me dit-elle avec cette manière toute particulière de prononcer "merveilleux" (touche d'accent brésilien).
- C'est à dire que...
-Si ! On va voyager toute la nuit en train, il y a des petites cabines, c'est très joli, on traverse la montagne, venez !"
J'ai un moment d'absence. Je pense d'abord à Monsieur Poulé, qui va me faire une crise cardiaque si je lui parle de ça. Je pense que l'on n'est pas invité tous les jours à un mariage dans les Carpathes. Je pense que la vie est courte, et que j'ai envie de vivre des choses avec Poulé. Je pense ensuite que Poulé a le coeur solide. Mon téléphone sonne, c'est lui. Je lui annonce la nouvelle, il avale sa salive, je suis tout excité. Et puis je me calme, je lui dit que nous en parlerons à son retour sur Paris.
Plus tard dans la soirée, un ami nous rejoint. Nous ferons la fermeture d'un bar rue de la Roquette, et en nous disant au revoir sur le trottoir, elle me lance:
"- Et puis c'est d'accord, hein, pour le mariage en Roumanie ?
L'ami, interloqué.
Moi, me tournant vers lui:
- Nous ne t'avons pas dit, nous allons nous marier !
- En Roumanie ?
- Tu parles, un homosexuel français épousant une Brésilienne en Roumanie,... Sarkosy va nous faire chier !
De retour à la maison, je songe encore à cette histoire de visite sur ce blog, à Google, tout ça. Il n'y a rien de bien grave dans cette histoire, cela me fait sourire. Ce qui me déplaît, c'est que définitivement non, un blog n'est jamais complètement anonyme. Les années passent, beaucoup de gens dans mon entourage viennent régulièrement sur ce blog, j'ai très vite perdu mon indépendance. Aujourd'hui, je me demande bien ce qui me reste comme territoire si ce blog est devenu une sorte de boite à rubriques et autres billets d'humeur.
Si cette personne (dont je parlai plus haut) ne me fait pas un signe très prochainement, je pense que cette fois-ci, cela en sera fini de ce blog.
J'irai me marier dans les Carpathes avec une brésilienne, et puis voilà. Et ça, ce sera une histoire vraiment terrifiante.
jeudi 25 mai 2006
Le Pont des Arts.

J'ai réalisé tout récemment qu'un grand week-end s'annonçait. S'annonçait?... pour certains.
Monsieur Poulé est parti pour deux jours fêter l'anniversaire de Papa Poulé, la rue est calme et déserte, j'ai pu dormir jusqu'à 10h00 ce matin. Environ onze heures de sommeil donc, sans complexe. Il fallait ça pour récupérer.
Un grand week-end donc, mais pas pour certains. Car j'ai toujours du pain sur la planche, et je ne peux pas me permettre de ralentir vraiment: un nouveau magazine veut me commander de grandes illustrations la semaine prochaine, et c'est à cette même période que New York va rappliquer pour le deuxième épisode. Sans compter les encyclopédies qui me prennent beaucoup de temps. Pour aujourd'hui, c'est l'hebdo qui va m'occuper. Ressortir donc l'aquarelle et la bonne vieille tradition du faux carnet de voyage. C'est tout un art de faire croire au croquis enlevé, volé sur place, improvisé sur un coin de table, quand tout est fait en réalité à partir de photos, tranquillement, chez vous. Je sais, un mythe s'effondre. Désolé.
Monsieur Poulé le sait, au réveil, je traverse une période d'environ 30 minutes durant laquelle mes neurones s'agitent de manière désordonnée. Je saute du coq à l'âne, et de l'âne, là,... rien n'est moins prévisible que le sujet suivant. Mais la demi-heure suivante, il n'y a plus personne, j'adopte le rythme normal de celui qui vient de se réveiller. C'est un peu l'équivallent du ronron régulier d'un moteur juste après la pétarade des coups de manivelle. Et comme ce matin je suis seul, c'est donc "mon cher journal" (j'adore cette expression, on dirait Anne Franck) qui va ramasser.
Donc, moi, je ne fais pas le pont. Du moins, il se sera résumé à cette grasse matinée.
"Art is a dirty job but..." donc. Il faut que je bosse pendant que ces salauds de salariés se font entretenir par les pauvres patrons à coups de RTT et autres congés payés. Et je ne vous parlent pas des retraités.
Tiens, il faudrait que je remette la main sur "Ma vie de A à B" de Warhol. Etudiant, cela m'avait fait beaucoup rire. J'ai le souvenir du mystère des chaussettes dans la machine à laver. Nombre pair à l'entrée dans la machine, et nombre impair de chaussettes à la sortie. Toute ma vie. J'ignore si Monsieur Poulé pourrait comprendre: j'ai vérifié sur son étendage il y a quelques jours, toutes ces chaussettes vont par deux, main dans la main. Chez moi, il y a toujours une chaussette Françoise Hardy qui va seule l'âme en peine.
Le 31 de ce mois, avec Poulé, cela fera deux ans. Pour l'occasion, on va se payer -bon bien sur un joli resto- mais surtout un long moment dans un truc avec des massages et des papouilles avec des huiles et des crèmes. Grande première, on a jamais fait ça.
Parce que deux ans en couple, ça fait une quantité de stress, vous pouvez pas imaginer.
J'observe mes plantations. Les graines ramenées du brésil ne bronchent pas. Rien ne se passe. J'ai envie de gratter la terre pour voir... Seule une tige de 5 cm est sortie avec trois minuscules feuilles au bout. J'en prends soin, mais il est probable que ce soit une mauvaise herbe. Dans le doute, je la traite comme une plante rare, fragile et précieuse.
Enfin... Je vais me resservir du café.
J'ai mis cette image en haut, dans l'idée de réaliser un joli texte sur la rencontre de deux symboles comme Gary Cooper et Picasso. D'où le titre "le Pont des Arts", qui jouait aussi sur cette question de week-end. De là, j'aurai brodé. Et puis non.
Je viens de reçevoir un texto de Poulé "N'oublie pas le théâtre ce soir". Hein ? Ah oui, la première de la pièce d'un ami. Iiirgh j'allais encore passer à côté. Il faut que je m'en occupe.
Ca y est, j'ai amorçé la deuxième étape de mon réveil, j'entre dans ma période ronron. Mes neurones se calment. Je vais me refaire du café. Musique. C'est drôle, je me reconnais dans cette musique. Pataud et désinvolte.
mercredi 24 mai 2006
Wonder Woman, c'est moi.

Je suis invité à fêter l'anniversaire de Cher dans le nouvel appart de MIKE RUIZ'S ce soir. Il va y avoir pas mal de monde, alors je vais apporter une copie de ses clips sur un DVD pour mettre en fond. Je proposerai un jeu des célébrités uniquement sur Cher, ou peut-être un jeu plus animé de Cherades.
Non, je ne suis pas l'auteur de cette phrase hallucinante. La personne qui a écrit cette phrase a cette étrange habitude de fêter l'anniversaire de Cher... sans Cher. Déjà en 2004, à la même date, on pouvait lire :
"J'ai travaillé comme un chien et j'oublie toujours d'écrire sur ce bon dieu de blog. Je n'ai même pas prévu ce que j'allais faire pour l'anniversaire de Cher demain (20 mai) Peut-être devrais-je honorer Lady Char-Char en passant une heure de plus au gymnase à faire du cardio en écoutant ma compilation de ses remixs."
En 2003, on trouve aussi trace d'une fête, mais organisé chez l'auteur. Il y avait plein de gens sympas, comme Michelle Visage, l'actrice porno Sharon Mitchell, ainsi que Robyn Crawford qui est passée faire un saut. Tous supèèèr sympas.
Moi aussi je suis très sympa, mais je ne suis pas invité. A vrai dire, je ne pourrais pas me libérer, même si. Je continue à bosser sur un rythme de taré. Hier soir jusqu'à 1h30 du mat, debout à 7h30 aujourd'hui et je viens de finir ma journée, il est minuit. Je viens entre autres de refaire le monde. Et toutes les étapes de la création du monde aussi (la terre, les animaux, blablabla). Chez les Mayas, entendons nous bien. Ca fait plus loin encore. Alors les fêtes chez des photographes de stars à New-York pour l'anniversaire de Cher sans Cher, vous comprenez... J'ai quand même autre chose à faire. C'est qui Wonder Woman, hein ?
Bonne nuit.
Il y a quand même des choses qui me dépassent...
PS : Il s'agit du blog de Rupaul.
PPS : Ca me donne des idées. Je vais organiser un truc dans le genre. L'anniversaire de Rupaul, tiens. Ca interessera vachement de monde de danser toute la nuit sur "Supermodel of the world",...
lundi 22 mai 2006
Quand j'étais enfant, il y avait des moineaux.

"Les populations de moineaux déclinent de
manière rapide et inexpliquée dans toute l’Europe occidentale. Ce
phénomène inquiète d’autant plus les ornithologues que le moineau
domestique est une espèce étroitement liée à l’homme.
"La
disparition du moineau est particulièrement marquée en Grande-Bretagne
où le nombre d’oiseaux a diminué de 90% à 95% en moins de quinze ans.
Si bien que le Passer domesticus a été inscrit sur la liste des espèces
en voie de disparition. La baisse des populations de moineaux
domestiques survient après la quasi disparition (de 80% à 95% entre
1970 et 2000) d'une autre espèce de moineau autrefois abondant en
Europe occidentale, le "Moineau friquet".(...)"
http://
dimanche 21 mai 2006
C'est du joli

Nadine Tallier, actrice (future Nadine de Rothschild) présentant un lama.
Gala de la Belle et la Bête. Paris, 27 avril 1955. © Collection Roger-Viollet
Paris en images, c'est du joli... et c'est désormais dans les liens.
De la part de Monsieur Poulé.

J'ai un message à vous transmettre relatif au silence assourdissant du blog de Jécolo. Et j'ai pensé qu'un dessin valait mieux...
Continuons à noircir nos écrans, laissons le regarder les papillons, il reviendra s'il l'envie lui en prend. Il vous embrasse.
Dimanche, passé simple

Vers midi, en quittant le domicile de Monsieur Poulé, je remarquai une mésange bleue, bien agitée, virevoletant vers les grilles du square. Je continuai mon chemin, et quelques 30 mètres plus loin, à l'angle du boulevard, découvrai la raison de l'agitation: un oisillon minuscule, ridiculement faible, et pourtant encore en vie. Il trottinait tant bien que mal. J'étais soudain responsable.
Aussi désemparé que l'oiseau lui-même, j'appellai Monsieur Poulé. "On fait quoi dans cette situation?". Après une rapide conversation, j'attrapai délicatement l'oiseau dans les mains, il se laissa faire, Monsieur Poulé descendit m'ouvrir les portes, et nous prîmes tous les trois l'ascenseur. Je libérai le petit prisonnier qui resta un long moment sur mon pouce. L'oisillon sembla se calmer. Nous tentâmes le pain mouillé, le lait, rien. Monsieur Poulé alla chercher des infos sur Internet et me fit la lecture: Surtout, ne pas donner de pain ni de lait aux oiseaux. Cela commencait bien. Mais notre héros n'avait rien mangé, tout allait bien. Vinrent ensuite les conseils de fabrication d'un nid, du type de nourriture à donner, tout le bazar. Non, définitivement, ce n'était pas possible. Un autre conseil fut de le remettre dans le nid (Ah ah ah). Ou de créer un carton dans lequel serait placé l'oiseau, où ses parents reviendraient lui donner à manger. Ceci était presque conçevable. Je préparai donc le petit carton troué, et Monsieur Poulé, tout délicatement, déposa l'oiseau au fond de sa nouvelle maison.
Nouvelle expédition, ascenseur, et nous voici avec notre carton, nos ficelles, à chercher une branche. J'ouvris la boîte, et l'oiseau, incapable de s'envoler, grimpa sur le bord. Nous décidâmes alors de le laisser monter lui-même sur une petite branche. Combien de temps allait-il tenir, aurait-il assez d'équilibre ? Alors que nous l'observions juste à notre hauteur, j'avisai derrière Monsieur Poulé une mésange bleue adulte, de la nourriture dans le bec, semblant attendre notre départ. Alors nous nous écartâmes, et assistâmes aux retrouvailles. Le petit mangea, et resta sur sa branche. L'adulte entama une série d'allers-retours, et tout sembla rentrer dans l'ordre.

Un peu inquiets, un peu impuissants, et légèrement émus, nous laissâmes notre petit pote à son destin.
Tu n'es pas dans ton nid, et le plus léger souffle d'air risque de te faire tomber à nouveau.
(Merci de ne pas laisser des commentaires du type "Faut pas s'faire d'illusion" ou "A l'heure qu'il est, il s'est fait bouffer". Merci de votre indulgence...)
samedi 20 mai 2006
P.A.T.S.Y.

Crazy... I'm crazy for feelin' so lonely
I'm crazy... crazy for feelin' so blue
I knew you'd love me as long as you wanted,
And then someday, you'd leave me for somebody new
Worry... why do I let myself worry?
Wonderin'... what in the world did I do?
Crazy for thinkin' that my love could hold you
I'm crazy for tryin', and crazy for cryin'
And I'm crazy for lovin' you