Chronolog

Encore là ?

vendredi 23 juin 2006

Moi, qui étiez-vous ?

reve

C'était un rêve intense, net, précis. C'est probablement la raison pour laquelle il m'a hanté toute la journée. J'ai conscience que l'expression qui va suivre pourra sembler ridicule, mais la première chose qui me vient à l'esprit est celle-ci: ce rêve ne me ressemble pas. C'est la raison principale qui me pousse à l'écrire.

Il fait probablement beau à l'extérieur. L'ambiance est un peu celle d'un week-end chez des amis, en été. Une maison que je ne connais pas, une maison de vacances. Je suis dans la salle de bain à l'aménagement contemporain et simple, face au miroir placé au dessus du lavabo. J'entends les murmures des autres dans les pièces voisines. Je me regarde dans le miroir, et à la place de mon visage, apparaît celui d'une femme assez jeune. Sa coupe de cheveux, son maquillage, tout d'elle est daté des années 20. Simplement parce qu'elle est de cette époque.

Mais ce qui me terrorise, c'est que cette femme est mon reflet. Je crois que ce n'est pas moi, mais son visage se calque sur l'image de mon visage dans le miroir. Je ne comprends pas tout de suite. C'est en faisant des mouvements avec mes sourcils, ma bouche, que je réalise que cette femme est bien mon reflet. Je crois au départ qu'elle m'imite, mais il est clair que non: elle est mon visage. Comme une sorte de surimpression, entre effet de morphing et simple superposition de transparences. A aucun moment il ne s'agit de moi, mais de cette image dans le miroir. C'est son visage à elle, et je sais que c'est malgré tout mon reflet. Elle fait partie de moi d'une certaine manière, nous sommes intimes. Elle est moi. Ou plutôt je fus elle.

Je suis pris d'une peur panique, j'appelle au secours. Dans les secondes qui suivent, c'est le visage d'un homme qui remplace celui de la femme, une image bien plus ancienne encore. Un homme du milieu du XIXème siècle, peut-être un militaire ou un notable d'une quarantaine d'années. Il porte de petites lunettes.

Quelques personnes entrent dans la salle de bain, il y a ma tante, ma mère, et d'autres que je n'identifie pas. Je comprends que cet homme s'était donné la mort en se taillant les veines, et je montre alors mon avant-bras gauche strié de sang. Je suis en pleurs.

Posté par Chronolog à 00:09 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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