Chronolog

Encore là ?

vendredi 18 janvier 2008

Reçu hier.

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Paris, le 17 janvier 2008

Ce matin, le Docteur Pierre Micheletti, président de Médecins du Monde a remis à Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports la liste des signataires de la pétition «Médecine et immigration, non aux liaisons dangereuses» lancée le 25 octobre 2007 par l'association.

Vous êtes plus de 26 000, soignants, scientifiques, organismes et citoyens, à avoir signé ce texte et nous vous remercions vivement de votre soutien.

Pour continuer à dénoncer cette stratégie d'instrumentalisation des sciences et de la médecine à des fins de politique migratoire, Médecins du Monde lance ce même jour une campagne de sensibilisation (visuel ci-joint) dénonçant le renvoi d'étrangers gravement malades, qui en l'absence de traitement, sont condamnés dans leur pays d'origine.

Ces expulsions vont à l'encontre de la loi de 1997 protégeant les étrangers gravement malades de l'expulsion et de la loi de 1998 prévoyant leur régularisation. Les médecins inspecteurs de santé publique sont invités à violer le secret médical puisqu'ils doivent désormais détailler au Préfet les traitements à dispenser aux malades étrangers, conditionnant leur renvoi.

L'association demande le respect du secret médical, la protection contre l'expulsion ainsi que la régularisation des étrangers qui ne peuvent se soigner effectivement dans leur pays d'origine.

Pour continuer à militer à nos côtés : www.medecinsdumonde.org

campagne_migrants

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mercredi 16 janvier 2008

Trois jours suffisent

nap

Lundi matin, très tôt, Monsieur Poulé partait en déplacement à l'étranger. Trois jours durant lesquels Raoul et moi avons cohabité dans un appartement (jour 1:) rangé, (jour 2:) en désordre, (jour 3:) apocalyptique.
Cela ne dérange pas Raoul. Il y a des trucs inhabituels par terre avec lesquels il peut jouer (deux cintres, un pull, des papiers, la couronne de la galette, des chaussettes, etc.).
La cuisine elle-même est devenue un terrain d'exploration assez fantastique. L'existence d'un lave-vaisselle n'empêche pas la construction rapide d'une pyramide de vaisselle sale dans l'évier. Enfin l'appartement est dégueulasse. Raoul adore.

En revanche, si je ne veux pas que Poulé éclate en sanglots désespérés à peine entré dans l'appartement, il va falloir que je fasse du ménage. Car si j'ai goûté aux joies de la déglingue de célibataire ces derniers jours, c'est terminé ! Et je dois l'avouer, c'est tant mieux... J'ai même du mal, désormais, à atteindre le clavier sur lequel je tape à l'instant, tant je dois (comment on dit "enjamber" avec les bras ? "Embrasser"? C'est ridicule, non?) tant je dois embrasser le bordel qui recouvre le bureau.

Au boulot. Je dois ranger, balayer, nettoyer, ... il rentre. Et je n'attendais que ça !

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La bonne blague.

tim
"Et puis c'est vrai aussi qu'il a subi une campagne médiatique à laquelle n'aurait résisté aucun homme politique digne de ce nom", (Yves Jégo, porte-parole de l'UMP).
C'est vrai ça.
Les hommes politiques dignes de ce nom, eux, n'auraient pas résisté.
D'un autre côté, qui pourrait résister à Bolloré, Bouygues et compagnie ?
Le pauvre.

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mardi 15 janvier 2008

Next issue

mag
Mon premier contact avec New York, c'était il y a presque deux ans. Depuis, j'ai bossé pour eux plusieurs fois.

Mais cette fois-ci, c'est un peu particulier.

Cela ne signifie pas que mon nom scintillera sur Broadway en lettres de 4 mètres de haut. Cela ne signifie pas non plus que désormais, je n'ai plus qu'à me laisser vivre sur d'éventuels lauriers en or massifs fourrés au chocolat et aux diamants. Non, rien de tout ça. Mais je fais l'illustration de couverture pour le prochain numéro. "Cover for the next issue", comme elle dit.

Bon sang, quelle aventure...

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dimanche 13 janvier 2008

Je vais pas y arriver.

lob
Déguiser son chien en homard ou en hot-dog, c'est donc possible.


Bonne nouvelle: lundi sera fantastique.
Mauvaise nouvelle : dimanche est éternel.
(James Hawe)

(Je ne sais pas ce que c'était. A la seconde où je tapais la légende de la photo, j'ai entendu comme une corne de brume, genre paquebot. Mais le son était très proche, et très faible. Un "booou" tout doux, tout grave, tout lent. Le disque dur ?)

Dans la série "Chronolog part en vrille", j'ai depuis quelques jours du mal à tenir les (attendez, c'est dingue, à l'instant, je viens d'entendre une mouette - je sais, les mouettes, il y en a pas mal à Paris, mais après le coup du paquebot, j'ai l'impression d'être à Dunkerque)... Donc disais-je, j'ai du mal, en ce moment, à tenir les rênes de mes chevaux intimes. Rien que l'expression donne la mesure du n'importe quoi auquel je me laisse aller en ce moment. Si l'époux a eu la délicatesse de dire de moi que j'étais mono-tâche, je ne lui en voudrai que pour la cruelle véracité de l'expression.

Ainsi, dès que j'ai plusieurs choses à faire, j'ai deux solutions: faire une liste, et, point après point, progresser de manière raisonnée. Ou bien me surestimer, et tenter d'avancer dans ma vie en jonglant avec les différentes missions à accomplir que le reste du monde charge sur mes épaules. Et là, c'est la catastrophe.

Récemment, je disais à Poulé une chose du genre "Ouhlala je vais pas y arriver il y a plein de trucs et je suis débordé et je ne vais pas avoir le temps et...". A la question "Mais qu'as-tu donc à faire?", j'ai déplié mes doigts, et débutant une énumération impressionnante, j'ai eu du mal à dépasser le troisième doigt.

Pour dire vrai, il y a autre chose qui me chagrine un peu. J'ai vieilli, j'ai grossi, et parfois, quand je m'aperçois dans un miroir, je me dis que putain oui j'ai vieilli. Tous les vieillards vous le diront, dans la tête, rien n'a changé. A part la conscience que tout a changé (et ça, ils seraient bien fourbes, les vieillards, de vous faire croire le contraire), dans la tête, c'est presque tout pareil. Mais le rapport aux autres (tant pis tant mieux peu importe) et le rapport des autres à vous-même, comme une série de gifles quotidiennes, vous rappellent que vous n'êtes plus un jeune homme. Finalement, on n'a rien vu changer, mais plus rien n'est pareil.

Et que personne, en commentaire, n'ose me dire des choses du genre "Et alors c'est bien aussi" en me vantant les délices du temps qui passe, de l'âge adulte plus stable, épanoui ceci-cela! Je sais, c'est pas faux non plus. Mais moi, j'ai l'impression d'avoir oublié des trucs en route, de ne pas être allé au bout de choses qu'encore aujourd'hui je n'ai pas identifiées.

Tout cela m'avance à quoi, de savoir que j'ai égaré des trucs en route, et que depuis l'âge de 20 ans, j'ai passé ma vie à tenter vainement de retrouver toutes ces choses que j'avais cru perdues? Alors que finalement, je ne les ai jamais perdues parce que je ne les ai jamais eues. Je les avais imaginées, rêvées. C'est ça. J'avais des rêves.

Alors aujourd'hui, je tente seulement de protéger mes bris de vieux rêves sur lesquels j'ai fait mon chemin, comme on protège un petit sentier dans les dunes, avec des barrières de bois, contre le temps, les choses invisibles et les estivants.

Mais c'est pas pareil.

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vendredi 11 janvier 2008

Ma boîte à pailles

pai

Ce matin, le réveil fut très difficile. Et trois choses effervescentes plus tard, je réussissais lamentablement à aligner deux idées.
Hier, l'amie brésilienne est revenue de Rio. Nous avons passé la soirée ensemble, et alors que Poulé allait se coucher ivre de deux Martinis, nous décidions de continuer la soirée. Mais deux bouteilles d'un Bourgogne très moyen sont des choses dangereuses quand on a dépassé la trentaine, et bien que sans nouvelle d'elle, j'imagine que notre Carioca doit se traîner comme une loque ce matin. Parce que moi, oui.

"Les services de la direction de la surveillance du territoire (DST) cherchent à identifier les auteurs d'un message inquiétant capté, jeudi 10 janvier, par les contrôleurs civils de l'aviation portugaise. Il s'agit d'une conversation interceptée à l'aube sur les ondes courtes faisant état de menaces terroristes sur Paris. Les protagonistes de cet échange, "vague et confus" selon une source policière, évoquaient une attaque contre la tour Eiffel. (...) Epargnée par le terrorisme islamiste depuis la vague d'attentats de 1995-1996, la France semble de nouveau être prise pour cible. Sur Internet, les forums islamistes, clandestins ou pas, multiplient les diatribes antifrançaises. Un message, diffusé le 3 janvier en langue arabe, projetait de "mettre un terme à la poursuite des ambitions du président Sarkozy dans les pays du Maghreb" et de provoquer "un effondrement de l'économie française au niveau international"."

Il y a un peu plus de deux ans, à Rio, j'avais repéré les distributeurs de pailles sur les comptoirs des bars à jus de fruits. L'objet me plaisait, mais je n'avais pu en ramener. Mais après de longues négociations, cette amie cette fois-ci, a pu en obtenir un et me le ramener. Cette tour de métal trône désormais à la maison, et j'en suis très fier. Ma boîte à pailles de Rio.

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mercredi 9 janvier 2008

Subject: Nouveau numéro de GSM

Pendant deux jours, j'ai échangé quelques e.mails avec un homme dont je tairai l'identité.
Tout a commencé par un e.mail groupé, envoyé par cet homme à l'occasion d'un changement de numéro.
Cela s'est terminé ainsi: j'ai eu le dernier mot. Lui (en bleu), moi (en noir).

Cher tous,
Pourrais-je vous inviter à bien vouloir prendre note de mon nouveau numéro de GSM : (...)
L’ancien numéro ne sera bientôt plus opérationnel.

Oui tu peux.
On amène quoi ?
Pfff pas drôle.

Hahaa mais la liste est longue de ce que vous pourriez apporter.

Moi, j'amène, et si ça plait pas, je ramène.
J'suis comme ça.

Moi je la ramène si ça rapporte.

Moi j'amène si ça se porte.
Sinon faut venir chercher.

La peine de la morte la mène à la porte.
[on se croirait dans les Cantatrices chauves]

Mais la mer Morte porte.
Car elle est amène.
(Je ne sais pas, je n 'ai jamais pénétré une cantatrice).

Mère amère, âme haine, porte à porc
[ça vire slam, yo !]

(Deuxième jour: )

Ta mère dans l'Maine elle porte des porcs !
(j'ai réfléchi toute la nuit...)

Paire de morts, mort de père ;
Port de mer, porte de mère ;
Peine de mort et peine de mère ;
Mort amère et mord ta mère.

Importer du porto amer, c'est la mort de l'amor au bord des ports.
Mais apporter ma mère, c'est fort (rapport au père Maori).
Bon, sérieusement: je peux dire à ma mère de venir alors ?

Pair d morts, mort d pr ;
Port d mr, port d mr ;
Pin d mort t pin d r ;
Mort amr t mord ta mr.
[D’après G. Perec]

Ton pied à terre sur la terre de tes pairs perd l'air austère quand après le cerf d'Auxerre, après les praires et le porc dont ton père causa la mort, ta mère sert le dessert.
Car c'est à ça que sert une mère.
D'après moi...

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mardi 8 janvier 2008

Les enfants sont cruels.

lego1 [+]

Echange d'e.mail ce matin à propos d'un type de personnages Lego. De ceux que j'avais moi quand j'étais petit. Etrangement, personne ne semblait connaitre, ni comprendre ma description.
Ce matin, je trouve une photo sur le web, et l'envoie à Poulé :
"- Ca y est, je viens d'en trouver la preuve sur Internet ! Voilà, c'était ça, ma famille Lego à moi !!!
-
Ah oui! Dans mes caisses de Lego, j'avais deux ou trois briques qui devaient servir pour l'accrochage des bras : carrées avec deux embouts ronds. Ca faisait un peu fossile préhistorique dans mes caisses, paske je savais pas trop d'où ça me venait...
- Tu sais ce qu'il te dit, le fossile préhistorique ?"

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lundi 7 janvier 2008

Tête à portrait

por

De retour d'un weekend chez les parents Poulé, je traîne un rhume aussi anesthésiant que persistant. Mon cerveau, à deux à l'heure, tente de traverser la journée sans trop d'encombres. A 10h00 ce matin, j'avais réussi à boucler et envoyer quelques 40 voeux professionnels (43 exactement): je crains que ma journée ne se soit arrêtée là. Depuis, je traîne mon nez bouché, et je semble attendre je ne sais quoi.

A propos de mot que l'on cherche et que l'on ne trouve pas. Vous avez été plusieurs, par message ici ou par e.mail, à penser que le mot que je cherchais avait un quelconque rapport avec la suite de ce que j'avais écrit. Je sais, cela était assez joli, mais non. Je cherchais vraiment un mot depuis plusieurs jours, et ne le trouve pas. C'est décevant, j'en conviens. Il s'agit d'un "type" de physique, comme on dit asiatique, africain, européen,... mais pour les personnes d'origine indienne et pays environnants. Il existe, je crois, un autre terme qu'Indien pour cette région du monde. Alors ?

Tout cela parce que j'ai encore deux portraits à faire, et que j'ai tenté de formuler récemment le type de modèle que j'aimerais recevoir.

Sinon, la tête sculpturale de ce garçon croisé il y a longtemps dans le métro, cela aurait été bien aussi.

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jeudi 3 janvier 2008

tim1

"A partir du 30 octobre, tous les derniers mardi du mois de 18 h 30 à 19 h 30, des frères franciscains et des membres de la famille franciscaine toulousaine se retrouveront place du Capitole, en silence et en prière, pour dénoncer l’enfermement par le gouvernement dans des centres de rétention des personnes étrangères en situation irrégulière.
Comme frères de saint François d’Assise et au nom de l’Evangile, nous ne pouvons laisser faire cela. Par ce geste nous voulons apporter notre contribution au travail mené, sur le terrain et auprès des décideurs publics, par différentes associations dont nous saluons les actions.
Nous dénonçons d’une part l’enfermement de personnes dont le seul crime est d’être entré en France pour vivre mieux ou pour sauver leur vie. D’autre part, nous tenons à manifester notre inquiétude devant les conditions de détention elles-mêmes : Le centre de rétention de Cornebarrieu, ville de la banlieue de Toulouse, est muni de vitres anti-chocs et entouré de grillages et de fils de fer barbelés à deux niveaux (à 20 m et 100 m du bâtiment).
La cour où peuvent s’amuser les enfants est encore doublement sécurisée à tel point que de grandes plaques métalliques ont été posées afin d’éviter tout regard extérieur. S’agirait-il de personnes à ce point dangereuses pour nous ?"
[Là]

Posté par Chronolog à 22:52 - Le timbre à l'endroit - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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