dimanche 10 février 2008
Un air de.

Il est encore tôt, nous sommes dimanche, et le soleil annonce une journée aussi belle que les précédentes. Cela met les gens de bonne humeur, les commerçants et les passants. Les jours ont sensiblement augmenté: même si le printemps est loin, on a envie d'y croire. Alors ce matin, hop, je vais au marché, laissant Poulé à ses affaires. Je m'offre une ballade en célibataire dans ma machine à remonter le temps.

Comme j'ai pu en parler de ce marché! Aujourd'hui, je retrouve cette sensation que j'aime tant: à cette heure-ci, il y a du plaisir à être ici, pas de bousculade, personne n'élève encore la voix, et même les marchands de légumes ne hurlent pas. On dirait que tout le monde veut profiter de cette étonnante douceur et de la beauté du lieu. Moi, j'égraine mes clichés avec un plaisir non feint: pour quelques minutes, je me laisse porter par le courant.

Lui, il est toujours là. Le petit crémier.
D'année en année, il est un peu plus beau. Mais qu'est devenu son frère jumeau? Et ce marchand de fruits et légumes qui mettait des cerises sur les oreilles?

Des poissons, même sur les fesses des garçons. Toi toi mon toi...

Dimanche: même lui prend des positions christiques devant ce mur d'odeurs à convertir un végétarien.
Alleluia, nous sommes bien dimanche, et les garçons sont bien jolis au soleil.