mercredi 5 mars 2008
Ordre et moussaka

Aujourd'hui, Poulé est resté travailler à la maison. Il est là, avec son petit ordinateur, tout sage. A midi, j'ai lancé un truc du genre "Et si tu m'invitais pour un déjeuner professionnel avec tes tickets restaurants?". Du coup, nous sommes partis dans un petit restaurant du quartier, où la moussaka est bonne et les fesses du serveur encore mieux. Puis nous sommes revenus, et Poulé s'est remis à bosser.
La maison est calme, et mon bureau, chose exceptionnelle, est rangé. Il faudra que cela dure quelques jours, j'ai de la visite de prévue.
Il faut le voir le matin, le Poulé, au petit déjeuner. Inconsciemment, il se construit tout autour de lui une sorte d'enceinte avec son paquet de céréales, la brique de lait, tout ce qui lui tombe sous la main. Il disparait derrière ses boites. Ensuite, il déjeune en lisant ce qu'il y a d'écrit sur les boites. J'ignore quoi exactement: la composition, les textes publicitaires, les qualités nutritives? Etonnant. Tous les matins, c'est le même rituel.
Mes invitations sont là, dans leurs enveloppes. Je suis censé relancer les journalistes à qui j'ai envoyé des dossiers de presse, mais je n'ose pas trop. En fait, j'ignore ce que je crains le plus: qu'on me réponde "Non merci pas intéressé" ou "Passionnant! Peut-on (au choix des hypothèses catastrophiques:) passer à votre atelier/recevoir un catalogue/avoir les coordonnées de votre galeriste?" Ah ah ah.
Allez hop. Au boulot.