Chronolog

Encore là ?

vendredi 21 mars 2008

J'aime la poste.

poste

Ca, c'est du grand art. Se rendre dans un bureau de poste pour tenter de résoudre un problème, c'est digne d'un happening surréaliste pour caméras cachées. J'étais déjà passé il y a quelques semaines pour commander une carte Pro - que je n'ai toujours pas reçue (la société à qui la Poste fait fabriquer les cartes m'a appelé moi parce qu'ils ne réussissaient pas à joindre la poste, leur fax étant illisible).

Et quand j'y suis retourné, le tarif de "gros" était passé de 36 à 38 centimes. Ça nous a pris une heure parce qu'ils n'avaient pas de timbres à 38 centimes. Ouais. Et ça complique les choses, quand on est employé de la Poste. Moi, croyant être utile, je dis "Mais sinon, vous n'avez pas des machines à affranchir?". Réponse "Tout à fait, mais c'est autre chose, cela vous coûtera plus cher si vous voulez les faire affranchir au lieu de coller vous-même les timbres". Quand je lui ai répondu que c'était pour résoudre leur problème de timbres à eux, j'ai senti le vide intersidéral passer dans les yeux du monsieur derrière son guichet: il n'avait pas de problème. Si cela devait mettre quatre heures pour réussir à facturer 38 centimes un timbre à 36, il y passerait quatre heures. Où est le problème?

Et jusqu'au bout, les employés de la poste se seront montrés à la fois aimables et incompétents. Ca vient d'où, ça? Ils sont comme ça "avant" et c'est pour ça qu'on les embauche, ou alors c'est à force de bosser dans un bureau de poste qu'on devient aussi bête? C'est drôle, mais je n'ai jamais eu aucun a priori, je suis même plutôt positif comme garçon. Et respectueux. Mais l'expérience est équivalente à ma dernière visite dans un commissariat. Vous y allez "normal", et vous en repartez abasourdi par ce que vous venez de vivre.

Enfin j'y suis retourné aujourd'hui, avec toutes mes enveloppes triées, classées, affranchies,... Pour finir, j'ai demandé bêtement trois carnets de timbres (hein, ça c'est simple, vous êtes d'accord) pour affranchir quelques invitations supplémentaires de dernière minute. Il m'a regardé en me disant: "je n'en ai plus qu'un, vous n'en voulez pas des jolis?" Moi "oui d'accord". Des timbres "Droopy et ses amis"... Poliment, je lui ai dit que pour du courrier perso, oui, mais que là, franchement, ce n'était pas possible. Il a soupiré, s'est levé dans un effort ultime, et a tendu la main vers un placard qu'il a du ouvrir. Et là, il a sorti des carnets de timbres normaux.

Enfin nous y sommes, les invitations sont parties. Au total, 312. Trois / cent / douze. Troicendouze. Trois fois cent et trois fois quatre. Enfin plein. Là, je ne peux plus reculer. C'était le cas avant, mais là vraiment, avec cette étape (pardon, cet obstacle) franchi, les choses prennent encore plus corps. Et encore merci à la Poste pour acheminer si glorieusement mon sésame vers une nouvelle boite d'Euphytose.

Posté par Chronolog à 15:15 - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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