mercredi 19 mars 2008
Devdas

En écho à la dernière animation en date, Monsieur Poulé est revenu hier soir avec le dvd de Devdas. Depuis, je suis toujours dans la mouvance de cette chose scintillante, et je veux désormais habiter dans une maison dont le premier vestibule mesure 800 m², l'entrée 1200 m² et ainsi de suite.
mardi 18 mars 2008
Je suis dans l'escalier.

Ce matin, la gardienne m'a raconté ses aventures. Les trois camions de pompiers, la fumée dans la cour, l'autre gardienne qui hurlait "Il est mort! Il est mort!". Moi, je n'ai rien entendu. Finalement, tout est rentré dans l'ordre, le monsieur mort est ressorti du local de la chaudière en se demandant pourquoi tout le monde hurlait, enfin voilà. Les deux gardiennes, la semaine dernière, étaient en stage. Oui, parfaitement. J'ai appris ce matin qu'il s'agissait d'une formation en cas d'incendie, secourisme et extincteurs au programme. La gardienne a conclu notre conversation ainsi: "Alors je lui ai dit Dis donc ta formation, hein, dans ton cul!"
Ensuite, je suis descendu rendre visite à la voisine d'en dessous. Parce que depuis hier, boumboumboum les basses toutes la journée et ça commence à me gaver. Mais je suis un gentil garçon, du coup on papote - surtout elle. Du coup, elle me confirme qu'elle a vendu son appartement, qu'elle déménage dans deux semaines. "Je vous présenterai vos futurs voisins, je pense que vous vous entendrez bien, ce sont des artistes. Je crois qu'il y en a un qui travaille dans la pub... et l'autre dans la déco. Ou alors il est dans l'informatique. Un dans la pub, un dans la déco, je crois."
Ah ah ah. Non, ne pas rire... It's a gay world, darling.
Finalement, la DRAC vient de m'appeler, on a bien papoté aussi. La dame m'a parlé des aides qui existent, de ce à quoi je pourrais prétendre, enfin tout ça. Elle m'a dit aussi que j'avais un très beau carton d'invitation (et ça, c'est bien, puisque ce sera la seule chose que les destinataires connaitront de moi et qui pourrait les faire venir). Et puis elle m'envoie des trucs par courrier. Je ne sais pas, moi, je n'ai jamais fait la moindre demande de subvention, et là, pouf, je devrais m'y mettre. Pourquoi pas? Enfin on a papoté, c'était sympa, j'ai appris des trucs et elle m'a dit où trouver des listes de gens à inviter. Si c'est pas cool, ça!
Enfin ce matin, je papote je papote, et j'ai encore du boulot. Je ne vous ai pas dit? La Reine Mère en visite officielle dans l'appartement de son fils et de moi-même, pour la première fois, et je ne connais toujours pas l'hymne des Pays-Bas...
A napkin, please
Vous remarquerez que le client étonné que l'on aperçoit à la fin (le brun avec la chemise bleue) est AUSSI celui qui est tout étonné à Grand Central Station, qui porte un sweat gris à capuche. Et plus bizarre encore, c'est lui qui parle dans le haut-parleur au début de cette même séquence.
Je vais donc révéler le truc suivant: je crois que c'est truqué. Et que jamais des gens ne se mettraient à chanter comme ça, naturellement. En plus, la musique qui vient toute seule comme ça... On n'y croit pas une seconde.
lundi 17 mars 2008
Allo.
Surtout, ne pas retomber dans le piège. Le lundi, c'est messagerie, je le sais, on ne peut joindre personne dans les rédactions. Je ne dois pas appeler, je ne dois pas appeler, non non non. J'ai essayé un peu quand même, j'ai laissé trois messages. A se demander d'ailleurs jusqu'à quelle heure la souplesse horaire des milieux "culturels" les fait bosser le soir et le week-end pour que le lundi à 11h30 donne toujours l'impression que la ville a été rasée durant la nuit. Seules quelques standardistes semblent avoir survécu. Probablement errent-elles seules et abandonnées dans de vastes immeubles désertés. Je devrais aller leur tenir compagnie.
dimanche 16 mars 2008
Bon début de semaine.
vendredi 14 mars 2008
Les choses aléatoires.

Avant toute chose, avant même de taper ces premières lignes de la journée, j'ai laissé à Google le choix de l'image, en tapant "aléatoire" dans Google images. Et pouf, je tombe sur cette série de garçons grimpant un caillou. Va comprendre, moi j'ai interprété ça comme un signe: la journée s'annonce bien.
Celle d'hier s'est bien terminée, puisqu'il m'a été donné d'entendre cette phrase "tellement drôôôle", extraite d'une des vidéos de l'ambiance à la mairie de Neuilly le soir du premier tour (vous savez, quand les gens de droite se foutent sur la gueule parce que Neuilly qui est très à droite risquerait de passer très à droite). Enfin cela vaut le coup pour voir ses dames avec leurs coupes au carré s'offrir un moment de frisson intense en élevant la voix sous les ors de la Rép... de la mairie. Enfin une de ces dames à dit ça:
et cela est assez terrifiant, convenons-en. L'élite intellectuelle...
Continuons. Ce matin, Poulé s'est levé tôt. Alors moi aussi. Du coup, à 9h20, j'envoyais déjà une mise en couleur à une rédaction, alors qu'il n'y a personne à cette heure-ci. Et comme je dois attendre leurs commentaires avant de faire la seconde, et bien je passe le temps en tapotant sur ce clavier.
Hier donc, rien de prévu. Et finalement, j'ai eu la visite de l'inattendue petite bombasse d'Edf (n'en déplaise aux jaloux), j'ai eu des journalistes au téléphone, j'ai presque un rendez-vous avec la Drac (moi tout fier, l'annonçant hier soir à Poulé, et Poulé de me dire que cela ne servirait à rien...), et nous sommes allés manger un steack haché et de la meringue. Et c'était bien.
Je voulais mettre la musique à la fin, mais je trouve ça tellement bien que je ne résiste pas. "Chanson anglaise".
Le problème, c'est que vous ne pouvez pas lire en même temps qu'écouter. Alors je me tais.
Bonne journée à l'écoute de notre programme.
jeudi 13 mars 2008
Lascif et abandonné

Je m'apprête à vivre à une de ces journées durant lesquelles rien ne se passe. C'est généralement là qu'il arrive des choses, j'en conviens. Cependant, là, c'est mal parti. Mes dernières commandes en date sont bouclées et livrées, clients satisfaits. Je n'ai absolument rien de prévu -hormis la visite de cet agent EDF au torse puissant- et même si j'avais prévu quelque chose, mon cher et tendre vient de m'appeler pour m'informer que, par mégarde, il avait pris en partant mon porte-cartes. Plus de carte bancaire, plus de pièce d'identité, j'ai 10 euros pour la journée. Je n'irai donc pas me relooker chez Hermès comme d'habitude, ni même m'acheter une gomme. J'irai donc crier famine chez la Fourmi ma voisine. Ou bien j'achèverai cet ultime portrait. Ce qui est une bonne chose, somme toute.
Ensuite, lascif et abandonné, j'attendrai le retour de l'époux, dans ma nuisette (le correcteur d'orthographe me propose "puisette" ou "noisette", mais non, je serai en nuisette, pas en noisette) dans ma nuisette aux transparences aussi affolantes qu'emplumées, un grand verre de Bourbon à la main, une cigarette dans l'autre, et finalement oui, je me vois très bien dans le rôle de Sue Helen, épouse délaissée dans ses mules à talon et au brushing de lionne imbibée d'alcool (oui, Pierre, c'est comme pour être punk, il faudrait d'abord des cheveux).
Je suis donc très en forme ce matin. J'ai même réveillé Poulé en l'appellant "mon Edelweiss des mers". Preuve, s'il en est besoin, que mon imagination fertile et toute mon âme de poète ne s'usent pas au contact rugueux d'une vie quotidienne minable de bourgeoise alcoolique.
En plus, l'agent Edf, ça lui fera un truc à raconter à ses collègues.
mercredi 12 mars 2008
Belges, Belges.

Non, sans déconner, j'en ai marre. Madame Rio m'a conseillé de faire autre chose les jours qui viennent. D'arrêter de m'épuiser pour rien, de me "protéger" un peu, et de passer à autre chose. Elle est toujours de bon conseil.
Alors je joue un peu avec le chat, j'ai mis de la musique, et j'attends que mon Coq Sportif rentre du sport.
Découragement donc. J'avais imaginé des gens qui me diraient "Désolé, cela ne nous intéresse pas", ou bien des réponses plus polies mais tout aussi négatives. Là, même pas. Rien. Je n'ai personne au bout du fil. Alors de temps en temps, je laisse un message au hasard "Bonjour c'est moi, y a quelqu'un ou tout le monde est mort?".
Demain, c'est promis, je ne passe pas un coup de fil pour l'expo. Je souffle. J'ai quelques petites choses à faire, la visite d'une bombe sexuelle en bleu de travail ouvert sur un torse puissant (un type qui vient pour le compteur d'électricité), cela devrait m'occuper deux minutes puisqu'il ne sera pas bien beau et moi marié et amoureux.
Aujourd'hui, je me suis royalement offert dix minutes de pause. Je suis sorti, je suis allé m'acheter une tartelette au chocolat, j'ai aperçu - comment s'appelle-t-il déjà... ? celui qui chantait "Capri c'est fini" - enfin lui, en train de se faire interviewer à une terrasse de café.
Un peu plus loin, devant un hôtel, un homme semblait attendre. Il était là, tout seul, et attendait. Ce qu'il y avait d'étonnant, c'est qu'il portait un costume de Bibendum Michelin (sauf la tête, à l'air libre). C'était rigolo, mais lui semblait ailleurs et détaché, comme s'il était le seul à ne pas se rendre compte de sa tenue. J'ai compris ensuite qu'il y avait un tournage cinéma dans l'hôtel, et qu'il attendait peut-être de devoir faire son entrée. En revenant, j'ai encore vu Capri-c'est-fini (ah ca y est, Hervé Villard), il y avait d'autre gens aussi à cette terrasse, ils avaient tous l'air célèbres mais je n'en connaissais aucun. Comme quoi, quand quelqu'un est célèbre, il a la tête un peu trop décontractée et pincée à la fois, je ne sais pas, un truc qui fait qu'on se dit, même si on ne l'a jamais vu: "lui, il doit être célèbre". Et comme je m'en fous, c'est très intéressant tout ça.
Je précise: je suis entré en mode automatique. J'écris n'importe quoi sans me relire, car je trouve que ce genre de texte est chiant à lire. Vous lisez encore? Arrêtez, faites autre chose. Enfin voilà. Je suis rentré à la maison, j'ai encore passé quelques non-coup de téléphone, et puis j'ai fait un bisou au chat, et là j'ai un coup de blues. Ca devait arriver, non? Pendant que j'y pense, je tiens à remercier mes lecteurs belges, ils se reconnaitront, même s'ils ne savent pas tous que d'autres Belges qu'eux se sont proposés pour m'aider un peu à faire exister cette expo. Ils sont gentils, les Belges. Eux. Et puis il y a aussi Jul, qui m'encourage et m'envoie des idées et des trucs. C'est chouette aussi. Il doit être un peu Belge, lui aussi.
Comme j'écris tout à la suite, je remonte un peu dans le texte, histoire de faire des paragraphes (je reviens dans une seconde).
Me revoilà. Je disais quoi? Il n'y a pas grand chose à manger ce soir, j'aurais pu faire des courses, c'est vrai. J'ai un peu honte. Mais on trouvera toujours un truc à manger.
Au bout du troisième jour.
DE: Mail Delivery Subsystem

J'envoie un e.mail (encooore) avec mon dossier de presse à une institution culturelle, comme on dit. Parce que Poulé m'a dit de le faire. Donc voilà, je récupère l'adresse sur le site, et hop, j'envoie. Deux secondes plus tard, je reçois ça :
The following addresses had permanent fatal errors (...)
Mais euh? Je viens de trouver l'adresse de mon correspondant sur le site officiel !
reason: 500 Too many spams from your IP
Quoi ???? J'ai envoyé trop de spams ? Moi ? Des spams ? Mes dossiers de presse ? Mais qui me parle? Et de quoi il se mêle, le type de Free?
please visit http://postmaster.free.fr/
Je vais visiter alors. Et le message de Free est sans appel :
L'IP ... a envoyé trop de mails considérés comme des spams, elle est bloquée pour 487 secondes.
D'accord, je ferme ma gueule. Mais quand même, c'est vexant. Et puis, comment ils savent? Et puis c'était pas des spams, d'abord.