lundi 12 mai 2008
On dirait l'été

Il suffit que je m'absente 24 heures, que je tourne seulement le dos pour que certains lecteurs que je ne nommerai pas s'installent ici et papotent. Quand je songe à la quantité de cafés et bistrots de par le monde et que je réalise que le rendez-vous est fixé sur un nuage déjà surpeuplé de joueurs de lyre et autres créatures dépressives, je me dis que définitivement, mes lecteurs sont tordus.
Alors oui je me suis absenté. La chose est assez rare pour être remarquée, moi qui vais déjà rarement sur l'autre rive (et n'y voyez pas de métaphore funèbre, je parle de la rive gauche- celle qui est plutôt à droite), pour le coup, j'ai passé le périph. Ben oui. Il y a un an, nous fêtions le mariage "pique-nique" d'un couple d'amis. Un an plus tard (hier donc), nous étions invités en Bourgogne: les parents du mariés tenaient à organiser une fête avec les oncles et tantes, grands-mères et grandes-tantes, enfin la famille. Ce fut donc de façon beaucoup plus traditionnelle que le mariage fut re-fêté. Les vins de Bourgogne restent pour moi le secret du bonheur, même si la pièce montée, par cette température, demeure un défi. Et même si nous avions envie de rester, de passer la soirée à la campagne et de nous endormir le nez dans l'herbe, c'est avec courage que Poulé a repris le volant, reconduisant une troupe avinée jusqu'à Paris dans la pénombre autoroutière que me fera toujours flipper.
Donc, on dirait l'été. Nous avons trop chaud, j'ai ouvert les fenêtres et tiré les rideaux, le chat se prépare lentement à un immobilisme digne du roi des animaux au milieu de la savane, et Poulé, lui, est reparti au sport afin d'éliminer un peu les excès d'hier. Moi, pas concerné par tout ça, je tente bêtement d'émerger en tapotant sur ce clavier. J'ai demain un rendez-vous important, financièrement, professionnellement, mais surtout psychologiquement. Si cela se passe bien, je pourrai croire à un éventuel intérêt de mon travail de peinture et passer ainsi la vitesse supérieure...