jeudi 2 juillet 2009
The creature from the black lagoon

Il y en a que la chaleur met de bonne humeur. Ils s'y plongent comme dans une fête d'été, avec une sorte de joie de vivre qui n'existe que chez les enfants libérés aux beaux jours. On court jusqu'à l'eau, on lézarde au soleil, youpi la belle saison la belle vie. Moi non.
Il y en a que la chaleur rend sexys. Les vêtements se font plus légers, plus transparents, et laissent apparaitre des corps à la peau tendue et dorée. Une goutte de sueur au coin d'une arcade sourcilière par exemple, et vous voilà soudainement, mentalement, mais irrémédiablement infidèle. Leurs mouvements se font plus souples, dénoués. Moi non.
Il y en a que la chaleur rend lascifs. L'érotisme des peaux moites, les effets chimiques de la chaleur sur les corps, la température monte et l'esprit se laisse porter par un courant d'air aussi torride que les idées. Moi non.
Moi, je transpire et je me traîne, je colle et je pue. Mes neurones sont probablement partis là où il fait plus frais, donc très loin d'ici. Je travaille le matin, et dégouline à partir de 13h00.