Chronolog

Encore là ?

vendredi 3 juillet 2009

Le bandit-manchot

me

Je reviens de mon expédition.

Au premier regard, on pourrait croire que Paris est en vacances. Dans le métro, les tenues sont légères, les manches courtes et les jupes plus encore. Un peu comme si tout le monde allait -ou revenait de- la plage.

Mais au premier regard seulement. Car ce qui frappe, c'est l'état de fatigue qui se lit sur les visages. Les femmes ne sont presque pas maquillées, elles portent toutes les cheveux tirés en arrière, et les rares qui n'ont pas adopté la queue de cheval mettent laborieusement en scène des brushing qui se seront effondrés dès leur arrivée  à destination. Tous les passagers ont des cernes, et à part quelques bronzages qui camouflent mal l'épuisement, tous sont blafards. Les peaux brillent et les bretelles de coton collent sur les épaules moitent. Si les hommes sont dans le même état, beaucoup sont obligés de dégouliner de sueur dans leurs costumes et cravates serrées.

Sur le retour, je fais quelques courses pour ce soir, et songe à ce que je sais depuis longtemps: depuis que je n'ai plus à prendre le métro pour aller travailler, j'ai du gagner quelques années de vie. En revanche, j'avais oublié que je loupais quotidiennement ce petit jeu du bandit-manchot qui occupait mes longs trajets aux heures de pointe. Mais ça, c'est une autre histoire. Depuis longtemps, Poulé réclame une animation, seule manière de vous faire comprendre le principe simple de ce jeu.

Si j'ai le courage, je vais la réaliser.

Posté par Chronolog à 12:33 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Histoires de potrons

mb Michel, tu peux m'appeler Paulette.

Dès potron-jacquet, j'étais debout pour partir réaliser quelques photos dans Paris, afin de profiter de la fraîcheur toute relative. La chaleur de ces derniers jours m'en avait découragé, mais je ne peux plus reculer. Poulé était encore dans la salle de bain quand je lui ai proposé de prendre le métro avec lui. Puis je me suis ravisé "Il va y avoir du monde, n'est-ce pas?". A sa réponse, j'ai décidé de laisser passer la vague de l'heure de pointe et d'attendre 9h00 avant de m'embarquer. C'est l'avantage de ne pas avoir de potr.. pardon, de patron. Et ça, ça s'appelle avoir du potron!

Si "potron-minet" signifie littéralement "cul du chat" (de poitron en ancien français / posterio en latin vulgaire), "jacquet" ou "jaquet" (je crois une expression normande) signifie "écureuil". Ne me remerciez pas. Mais songez tout de même que j'aurais pu mettre une photo d'écureuil. Alors tout compte fait, remerciez-moi quand même.

Ainsi, à l'heure où le chat montre son derrière aux écureuils qui le lui rendent bien, je préfère taper quelques lignes ici. Je voulais une vague pour illustrer ce post: emporté par le courant, j'ai cherché "surfeur" à la place de "vague". C'est dont dès potron-surfeur que j'ai découvert Michel: Michel Bourez, né en décembre 1985 (j'étais en terminale - ça fait rire qui?), que vous croiserez sur les plages polynésiennes - embrassez cet enfant de ma part.

Je me suis déjà refait un café, et ne peux donc prétexter une pause. Raoul, après avoir lui-même montré son derrière, est allé s'étendre. Tout son père. Quant à moi, je vais finir de m'habiller et sortir le temps de mettre mon potron dans le métro. Ca fait envie, c'est dingue.

PS. L'extrait sonore, c'est juste pour vous pourrir la journée.

Posté par Chronolog à 08:52 - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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