Chronolog

Encore là ?

vendredi 12 juin 2009

Aujourd'hui

vendredi 12 juin

C'est un cadeau toujours délicat que la vie réserve quand elle permet de faire la connaissance de personnes charmantes. Hier, je n'imaginais pas recevoir une visite, car la neige rendait impossible toute circulation (il faudra que je m'occupe de mon rosier qui a bien souffert cet hiver, et les douze mètres de neige ont eu raison de mon garage de toile).

A la nuit tombée, j'ai allumé ma lampe préférée après avoir cassé la glace qui la recouvrait. Mais quelle surprise de découvrir alors, caché derrière les rideaux du salon, un charmant caribou qui répondait au nom de Félix. D'abord surprise, j'ai songé à ce qu'aurait fait Julien Green, et la première phrase de lui qui me soit venue à l'esprit fut :"Toutes les sexualités font partie d'une même famille : l'instinct". Mais comme il était fort peu probable que cela me soit utile -du moins je l'espérais-, la seconde m'aida autrement plus: "Le silence vaut mieux que n'importe quelle avalanche de paroles". C'est donc en silence que j'ai invité Félix à s'assoir à ma table. Il a accepté très gentiment.

Il faut savoir qu'ici, les caribous sont très bien élevés -surtout s'ils ont été nourris au sirop d'érable, cela leur donne un regard très doux. Il m'a semblé que quelques préludes de Fauré pourraient lui plaire. Il m'a dit qu'il aimait beaucoup le thé. J'ai d'abord été très surprise qu'il sache parler notre langue. Il s'est révélé très cultivé, et nous avons placoté très tard dans la nuit.

Je lui ai proposé de rester dormir et de ne reprendre la route qu'au matin. Mais il m'a répondu "Être libre, ce n'est pas seulement ne rien posséder, c'est n'être possédé par rien". Il m'a alors adressé un grand sourire (de caribou) et s'en est allé. Mon petit bonheur du jour.

"Un journal est une longue lettre que l'auteur s'écrit à lui-même, et le plus étonnant est qu'il se donne à lui-même de ses propres nouvelles." (Julien Green)



Hommage à la voisine

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Prêt à s'envoler (cloué du bec).

ju

Voici enfin "Le grand Poulé constellé". Le plus difficile a été de planter des clous dans le bec, mais j'ai laissé mon mémoire de côté le temps de trouver une perceuse. Mais j'entends déjà Monsieur Eléphant qui se plaint. Chacun son tour! Nous allons bientôt avoir la visite de Monsieur Buffle et ses deux copains zèbres: j'ai encore du pain sur la planche!



Hommage au voisin

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And the colored girls go
12 juin 2009 | aucun commentaire

La confiture de souvenirs sur les doigts, tous les cartons sont prêts et mes larmes transparentes se noient sur le pain; dans la gorge, tu me dis de ne pas répondre aux oiseaux de passage, j'ai la machine à coudre les fleurs de papier crépon autour du cou. Le long du chemin, elle danse jusqu'au portail bleu de mes paupières et ça me fait mal. Mais la pluie de ma jupe dans le foin, quand ta main s'est mise à chanter, dépose la valise sur le trottoir de nos veines: je demande Tu m'écriras ? Le chauffeur a de beaux cils, et je bats des mains pour attirer ton sourire. C'est promis alors. La poussière de l'engin redessine mes jours, l'herbe est encore humide,  je range mes tonnerres avec l'aube qui marche sur mes hanches.




Hommage au voisin

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Il coiffait ses oreilles

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Catégories:
- Rapport au sol
- Chien mouillé
- Un Bonnard dans ma bassine
- Hommage au voisin

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jeudi 11 juin 2009

La Fédération Internationale des Droits de l'Homme publie un rapport sur la France

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Exercice de style (car avant d'être volé, autant voler)

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A s'amuser de rien, le Bwana kitoko que j'étais,...
mais qu'avait-je découvert
sinon l'objectif qui ne fixait rien,
mouvant comme le reflet à la fraîcheur des arbres du jardin?

On l'appelait Framboise, une idée à moi:
l'ami de la famille, plus vert que rose.
L'expérience viendrait plus tard.

***

("Tout à côté
Des catins décaties
Taquinaient un coker coquin")

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J'ai même pas de titre

lafa
"Lafayette" (Carpeaux)

Tiens, à ce propos, j'ai modelé un second Ganesh, récemment. J'ai caché toutes ses faiblesses par des tonnes de fleurs, falbalas et colifichets, et il ressemble désormais à un sapin de Noël qui aurait fondu entre deux 33 tours (je dis ça pour les oreilles). Ce n'est pas du tout comme ces petites saloperies en terre cuite de Carpeaux. Des trucs faits à l'arrache, tous pourris tous nazes, des projets, des cochonneries quoi, qui doivent mesurer trente centimètres de haut. Comme on dit chez moi, il savait s'y prendre, le cochon.

Je ne suis pas du tout réveillé.

Aujourd'hui, grand jour, je vais m'acheter des classeurs. Ça vaut le coup de tenir un blog depuis des années pour écrire ça. Si je continue, demain, je vous explique comment fabriquer des marque-places créatifs ah ah ah..

carte
Ça vient de là.

Je patine depuis un moment pour rédiger quelque chose de rigolo. Mais avec une terre cuite de Carpeaux, une jambe gauche qui se rappelle à vous, et des classeurs à acheter comme tout programme, mettez-vous à ma place... Changement iconographique donc, avec cette superbe carte postale, aussi délicate qu'indémodable. Si vous secouez votre écran, vous verrez les petits yeux qui bougent -peut-être. Petite joie de votre journée, c'est bien normal.

Non, franchement, ce n'est pas le jour. Je n'arrive pas à écrire.
Réjouissez-vous, ne me remerciez pas, mais ça y est, c'est fini pour aujourd'hui. Et c'est pas trop tôt.

Posté par Chronolog à 08:53 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 10 juin 2009

Les petits ruisseaux font


Shemar Moore, tout droit sorti d'une série télé.
Anagrammez
"Les Feux de l'amour" et obtenez "la formule du sexe".
C'est bien ce que je pensais.

J'ai cherché un anagramme pour "Chronolog". A part "Chronolog" ou "Groh Colon" (ça fait rire qui?), il y a "Orchon Gol", qui signifierait en Suédois (je crois) "la rivière Orchon", quelque part au fin fond de la Mongolie. Google ne peut pas s'empêcher de faire de l'esprit ("Essayez avec cette orthographe : Torchon"), ce qui est vexant. Chronolog serait donc un torchon Mongole avec un gros cul suédois, et vous admettrez que l'on peut commencer une journée de façon plus agréable.

A propos d'agréable, j'ai découvert hier l'existence de ce Shemar Moore, il était temps. Son sang Caucasien le rapproche de la Mongolie (très relativement, je sais), et je m'imagine naviguant dans un panier abandonné sur l'Orchon, adopté tel un Moïse oriental par cette créature aux qualités indéniables.

 

Bien.

...

Je vais me refaire un café, et je reviens dans deux minutes vous raconter des trucs encore plus incroyables.

_____________

Hier j'ai eu un coup de fil d'une dame. Une gentille dame qui veut me donner des sous pour que je fasse des gribouillons. Seulement voilà, c'est très particulier, comme commande. Tellement particulier que Poulé a débarqué hier avec du champagne et un sourire jusqu'aux oreilles, tant il était fier!

Et ça, j'aime bien quand Poulé est fier de moi.

Je crois que Shemar pourrait s'agenouiller en pleurs à mes pieds, me promettre des croisières sur l'Orchon, des feux de l'amour et autres formules du sexe, je le renverrai à ses fausses blondes et ses séries télé. Enfin, je tenterai bien de négocier une semaine de croisière auprès de Poulé, mais promis, si Poulé n'est pas d'accord, je n'irai pas.

Posté par Chronolog à 08:45 - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 9 juin 2009

A bientôt, cher Monsieur.

Alors oui, je l'ai fait, cet e.mail!

J'ai mis une semaine pour rédiger 10 lignes, et oser les adresser à quelqu'un que je ne connais pas. J'ai tout fait pour être concis, clair, aimable et "intéressant". J'ai osé le faire, cet e.mail, avec des petites pièces jointes, légères et sélectionnées avec soin.

J'ai reçu la réponse aujourd'hui. Elle est simple, courte... elle a été formulée en quatre mots.
Pas quatre lignes ou quatre phrases, non. Quatre mots.

Quatre mots qui me laissent démuni.

Je n'ose pas "répondre" (répondre quoi, et à quoi, d'ailleurs?) et encore moins téléphoner.

La réponse fut : "A bientôt, cher Monsieur."
Et rien d'autre.

Posté par Chronolog à 13:33 - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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