Chronolog

Encore là ?

vendredi 19 juin 2009

The Tale of How

Posté par Chronolog à 18:59 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Esprits ?

toc
Sebald ?
El caballero ?
Cosmic Teddy ?
Eyck ?

Êtes-vous là?

Posté par Chronolog à 14:10 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

C'est bon pour mes chevilles

Il y a quelques temps (en décembre dernier exactement), je me suis vu offrir un cadeau qui m'a beaucoup touché, accompagné du conseil "Tu devrais créer une rubrique Fan Art sur Chronolog". Hé hé hé. L'idée était drôle, mais un musée avec une seule pièce à exposer, c'était un peu faible.

Et puis hier, j'ai reçu un texte qui m'a fait beaucoup rire. Du coup, je l'ai mis en page comme il se doit. Voici les deux premières (et peut-être dernières?) œuvres de la rubrique Fan Art de Chronolog. Dans l'ordre chronologique: Jules, puis Pierre. Messieurs, merci.

Cela me fait songer qu'un certain Djo a pris du retard dans le rendu de ses devoirs...

jul

presse

PS: Reçu à l'instant, "L'encadré"  (cliquable et agrandissable) par Pierre.
lencadre

Posté par Chronolog à 09:52 - Fan art - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 18 juin 2009

Sissy Nobby

Posté par Chronolog à 17:41 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La visite

felix

Je dormais profondément. Il devait être trois heures du matin, quatre peut-être. Un pas lourd dans les escaliers, amorti par les tapis, m'a vaguement tiré de mon sommeil. Puis plus rien. J'ai replongé aussitôt.

C'est le chat qui m'a réveillé pour de bon. Un peu excité, un peu flippé, il entrait et ressortait de la chambre sans cesse. Il sautait sur le lit, repartait, revenait. C'est assez inhabituel pour que je me fasse la remarque, et je me suis levé, songeant qu'il devait avoir faim. Je l'ai retrouvé devant la porte de l'entrée comme s'il réclamait pour sortir. D'abord surpris, je lui ai mis quelques croquettes avant de retourner me coucher. Raoul a continué son raffut, sans toucher à sa gamelle.

Je me suis donc levé de nouveau, et j'ai suivi le chat jusqu'où il semblait vouloir me mener. Il était encore planté devant la porte d'entrée. Fatigué par ce manège, je me suis approché pour le prendre dans mes bras: c'est là que j'ai entendu une respiration de l'autre côté de la porte. Si je l'ai entendue, c'est parce que cette "respiration" était étrangement sonore. Pas un ronflement, non, juste une respiration douce, calme, mais très sonore.

Pourquoi ai-je ouvert? Je l'ignore encore. Il faisait encore nuit, Poulé dormait, mais j'ai ouvert la porte, poussé par une sorte d'évidence, un truc un peu bizarre. Je n'ai pas réfléchi, je savais déjà qui attendait de l'autre côté de la porte, en pleine nuit.

Il était là, devant moi, sa silhouette imposante se dessinant dans l'obscurité du palier. Après un temps d'observation mutuelle, il s'avança légèrement dans ma direction. Je pu distinguer ses yeux, immensément doux, bienveillants, qui exprimaient à la fois la grande fatigue d'un tel voyage et la joie d'être arrivé à destination.

Je me suis écarté afin de lui permettre d'entrer, mais il n'a pas bougé. Il a doucement secoué la tête, puis a déposé une enveloppe au sol. Je retenais ma respiration, intimidé. Lui, toujours silencieux, a légèrement plissé les yeux, puis a détourné son regard en direction des escaliers. Je n'ignorais pas que la route du retour était longue, alors je n'ai rien dit. Il est reparti, lentement, son pas lourd et posé résonnant dans l'immeuble. Et puis plus rien.

Je suis resté un long moment dans l'entrée sans rien faire. Ensuite, l'émotion passée, j'ai souri en imaginant ce splendide caribou traverser Paris, en pleine nuit, sous le regard éberlué de quelques fêtards. J'ai imaginé Félix traversant lentement la place de la Concorde, périphériques puis banlieues, et, au soleil levant, entamant sa longue route à travers les campagnes. J'ai ramassé l'enveloppe, et sans l'ouvrir, l'ai posée sur la table du salon avant de retourner me coucher. Poulé dormait toujours, et j'avais les yeux grands ouverts.

Ce matin, je n'ai rien dit à Poulé. Je savais qu'il ne me croirait pas. Vous-mêmes, d'ailleurs, qui lisez ce texte, ne me croyez pas. Poulé parti, j'ai pris la petite enveloppe crème sur la table du salon. Je l'ai ouverte, j'ai déplié la lettre: voici ce qu'elle disait.

Chers co-commentateurs et aussi fans de Chronolog,

 

Chronolog a eu la gentillesse de me suggérer de m’adresser directement à vous, et il m’ouvre une page de son site à cette fin.

 

Oui l’idée de Pierre est brillante et je suis très heureuse que Chronolog accepte de rencontrer ses fans, de nous réunir autour de lui. Mais il a raison de penser qu’il me faudra un certain délai pour concrétiser ce type de voyage.  C’est que c’est long de traverser la flaque à la nage, surtout à mon âge. Alors je n’ai pas l’impression que j’y serai avant l’été 2010. Mais pourtant je sens que le fruit est déjà mûr et que cela ne peut pas m’attendre et qu’une telle rencontre est déjà très souhaitée par tous. Je vais donc y aller d’une suggestion.

 

Il me semble qu’une première rencontre devrait avoir lieu le plus tôt possible, c’est-à-dire dans quelques jours, quelques semaines, peu importe, mais dès qu’elle sera faisable pour tous les autres.  C’est bien sûr que, sur ma banquise, j’aurai le cœur un peu brisé de vous imaginer tous ensemble alors que je n’y serai pas, mais, en même temps, je serai ravie parce qu’il y a longtemps que je prends tellement de plaisir à lire non seulement notre cher Chronolog et à savourer les animations (bon, bon, disons que je n’ai rien dit et revenons à mon propos  :-) ) mais aussi à lire les commentaires de son original,  talentueux et adorable lectorat (je lui parle souvent de vous tous).  Chronolog et vous? Tout ça, c’est beau, rempli de finesse et d’humour et ça part si bien ma journée (bien oui, grâce au décalage horaire). Alors, ce sera quand même une fête de vous savoir tous réunis avec Chronolog, mettant en commun l’éventail de vos affinités et de vos belles différences. Vous êtes tous vraiment très spéciaux. Et je suis certaine que vous allez vous adorer les uns et les autres et vous allez vous amuser comme larrons en foire et cela risque même d’être émouvant par moments.  Vous allez donc passer de très beaux moments ensemble. Alors comment ferai-je pour ne pas y être, ne pas vous rencontrer et ne pas trop en souffrir ? Comment pourrez-vous vérifier si Chronolog exagère quand il imite mon accent et mon vocabulaire ? C’est là que la merveilleuse technologie peut s’en mêler.

 

Je suis vieille mais je sais des choses… Je sais que les webcams existent, j’en ai même une et elle fonctionne. Je proposerais donc, si c’est possible, qu’un ou l’autre des petits futés de la technologie parmi vous mette ses talents à l’œuvre pour essayer de faire fi de l’océan qui nous sépare et organiser, pendant la grande rencontre, une toute petite rencontre entre nos deux continents.  L’affaire de quelques minutes, rien pour perturber le déroulement ou casser l’atmosphère de la rencontre en vrai, le temps peut-être d’un verre ensemble. Le temps de faire connaissance, le temps pour moi de voir chacun d’entre vous, le temps pour vous de, bien évidemment, vous moquer de mon accent. Et puis, nous nous laisserons. Et puis, à l’été 2010, si vous en avez le goût, il pourrait y avoir une autre rencontre à laquelle, cette fois-là, j’assisterais avec tellement de plaisir. Qu’en diriez-vous ?

 

Cependant, si, pour une raison ou pour une autre, la rencontre via webcam n’est pas possible, je persiste quand même à penser qu’il ne faut pas attendre et que vous devez le plus tôt possible vous réunir tous. C’est merveilleux quand Internet permet de se faire rencontrer des gens qui ont beaucoup en commun comme vous et qui ne se seraient certainement pas connus autrement. Moi je dis que c’est un cadeau et qu’il faut en profiter le plus possible et le plus tôt possible.

Bisous,

Sylvia

Posté par Chronolog à 09:57 - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 17 juin 2009

inv
 

J'ai décidé ce matin de commencer ma semaine. En effet, j'avoue n'avoir rien fait depuis lundi (et même avant), alors je vais m'agiter un peu. Pas grand chose, passer à la banque, aller commander un encadrement, ce genre de choses qui ne sont pas particulièrement désagréables. Mais cela implique de devoir sortir.

En ce qui concerne les visuels précédents, et bien que je me sois jeté sur l'exercice comme quelqu'un qui n'aurait vraiment rien d'autre à faire (oui je sais), l'idée de Pierre est séduisante. Ainsi, afin d'organiser, par exemple, un dîner, un pique-nique ou une randonnée (je plaisante), je propose que nous procédions de la manière suivante.

D'abord nous adresser aux deux personnes les plus éloignées, à savoir, dans l'ordre, Sylvia puis Ambre. De ce que je sais, ce sont les plus éloignées. Mais je ne sais pas tout. Donc, adressons-nous à ces deux femmes aussi superbes qu'éloignées, et attendons qu'elles nous proposent une date. Sylvia pourrait projeter d'être en France en septembre, ou dans un an, au printemps prochain, peu importe. En fonction de ses différentes possibilités, Ambre réagira et se calera sur l'une des périodes proposées. Ensuite, à nous Belges et Français de réserver cette date. Je ne vois que ça.

Maintenant, si Sylvia nous dit:
"- C'est mêlant c't'affaire-là, c'est une joke ou quoi? J'aurais ben l'goût de courir la galipote avec la gang, cruiser à Paris (et swing la bacaisse!) même si j'devais faire du pouce pour arriver. Hop, une débarbouillette et des bobettes, et j'arrive. Mais t'es ben fin, tu crois-tu que j'embarque comme ça su'l toboggan tiré par des carcajous pour venir ?"

... ou si Ambre déclare ne pas aimer Paris (ce que j'aurais du mal à croire....),

alors nous, de Bourgogne et de Flandres, de Bretagne et de Castille, de Gascogne, de l'Anjou et du Dauphiné, promettons ce jour de nous réunir et de lever nos coupes à ces dames.

Vous m'accorderez que c'est une manière assez énergique de débuter la semaine.

Posté par Chronolog à 08:52 - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 16 juin 2009

Une dernière pour une première

renc50
En petit
parce que c'est pour les grands
qui ont le droit de cliquer.

Posté par Chronolog à 17:22 - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

renc40

renc20 renc21 renc22 renc29
renc23 renc24 renc27 renc30

renc28 renc26 renc25 renc31

renc14

renc10 renc11 renc13 renc15

Posté par Chronolog à 08:28 - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 15 juin 2009

Projet d'affiche

Suite à la proposition de Pierre, voici quelques recherches graphiques.
A vous de choisir l'affiche qui lancera les premières rencontres internationales Chronolog.
Toutes vos créations seront les bienvenues. On lance un concours?

 

renc

 

renc01 renc02 renc03
renc04 renc05 renc06

Posté par Chronolog à 19:52 - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

par

Comme deux
gouttes d'eau


Parodie de moi-même


Il existe, pour ceux qui veulent y prêter attention, des machins qui veulent dire des trucs. A chaque coin de rue par exemple, Paris semble vouloir vous parler. Mais à force d'être attentif, j'ai la sensation d'être un intrus, et de vouloir participer à une conversation que ne me regarde pas.

Dans quelle mesure sommes-nous capables, aujourd'hui, d'écouter ce qu'a à nous dire un lampadaire?

Hier soir, je suis allé dans ce bar habituel, en évitant le mur des célibataires. Cela ne trompe personne.

Planté au milieu de la salle, un verre à la main, je me jurais, mais un peu tard, de ne plus jamais y aller seul. C'est à ce moment qu'un garçon à l'allure plaisante m'a abordé. Mon cœur de pauvre fille s'est mis à battre la chamade, c'était lui, nous allions avoir une maison avec des tas de fenêtres, des fleurs, des rires et des confitures dans les armoires qui carillonneraient comme autant de preuves de notre bonheur fou.

Quand il m'a demandé si son copain me plaisait et si j'aimerais le fouetter déguisé en lapin, j'ai compris que l'amour n'avait pas frappé ma porte. Je suis vraiment très malheureux.

Ce matin, en arrivant à La Multinationale, j'ai croisé Monsieur Machine-à-café, avec sa belle alliance et ses regards en coin. Moi, j'avais encore mal à la main d'avoir tenu ce fouet toute la nuit. Lui, il avait ses habituels faux airs de comédien américain, avec ses épaules de nageur et son sourire à faire soupirer les secrétaires. Quand il m'a proposé de m'offrir un café et qu'il m'a demandé "avec ou sans sucre" (avec, je le jure, un sous-entendu évident), je n'ai pas compris tout de suite. C'est plus tard dans la journée, alors que Collègue préférée me faisait remarquer que ma braguette était restée ouverte, que je me suis demandé s'il ne s'agissait pas d'une demande en mariage déguisée. Si c'est le cas, je ne sais absolument pas comment je vais devoir m'habiller, surtout que je ne connais pas ses parents.

Alors, suis-je vraiment capable de comprendre les signes que m'envoie cette ville magnifique, ou bien, tout simplement, dois-je me contenter d'assister à des conversations qui ne me sont pas adressées?

Allez Cabiria, courage. Un jour , tu seras aimée.

Posté par Chronolog à 10:06 - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2   Page suivante »