samedi 4 juillet 2009
Le bandit-manchot (suite)
A prendre quotidiennement le métro sur de longs trajets, les voyageurs mettent au point mille manières de tuer le temps. Les bouquins, la presse, un casque sur les oreilles,... Un temps, j'ai beaucoup lu. A raison de 45 minutes par trajet, cela me faisait une heure et demie de lecture par jour. Rythme que je n'ai jamais pu tenir dès que je n'ai plus pris le métro. Mais il y avait un jeu tout simple qui m'enchantait - et qui fonctionne toujours. A chaque entrée dans une station, j'ai l'habitude de me rejouer, dans un coin de ma tête, une bande son très précise: un enchainement de bruitages caractéristiques qui donne un tout autre sens à ces parcours d'un ennui sans fond.
Une précision: la séquence finale de cette animation, elle, est hélas totalement imaginaire.
vendredi 3 juillet 2009
Le bandit-manchot

Je reviens de mon expédition.
Au premier regard, on pourrait croire que Paris est en vacances. Dans le métro, les tenues sont légères, les manches courtes et les jupes plus encore. Un peu comme si tout le monde allait -ou revenait de- la plage.
Mais au premier regard seulement. Car ce qui frappe, c'est l'état de fatigue qui se lit sur les visages. Les femmes ne sont presque pas maquillées, elles portent toutes les cheveux tirés en arrière, et les rares qui n'ont pas adopté la queue de cheval mettent laborieusement en scène des brushing qui se seront effondrés dès leur arrivée à destination. Tous les passagers ont des cernes, et à part quelques bronzages qui camouflent mal l'épuisement, tous sont blafards. Les peaux brillent et les bretelles de coton collent sur les épaules moitent. Si les hommes sont dans le même état, beaucoup sont obligés de dégouliner de sueur dans leurs costumes et cravates serrées.
Sur le retour, je fais quelques courses pour ce soir, et songe à ce que je sais depuis longtemps: depuis que je n'ai plus à prendre le métro pour aller travailler, j'ai du gagner quelques années de vie. En revanche, j'avais oublié que je loupais quotidiennement ce petit jeu du bandit-manchot qui occupait mes longs trajets aux heures de pointe. Mais ça, c'est une autre histoire. Depuis longtemps, Poulé réclame une animation, seule manière de vous faire comprendre le principe simple de ce jeu.
Si j'ai le courage, je vais la réaliser.
Histoires de potrons
Michel, tu peux m'appeler Paulette.
Dès potron-jacquet, j'étais debout pour partir réaliser quelques photos dans Paris, afin de profiter de la fraîcheur toute relative. La chaleur de ces derniers jours m'en avait découragé, mais je ne peux plus reculer. Poulé était encore dans la salle de bain quand je lui ai proposé de prendre le métro avec lui. Puis je me suis ravisé "Il va y avoir du monde, n'est-ce pas?". A sa réponse, j'ai décidé de laisser passer la vague de l'heure de pointe et d'attendre 9h00 avant de m'embarquer. C'est l'avantage de ne pas avoir de potr.. pardon, de patron. Et ça, ça s'appelle avoir du potron!
Si "potron-minet" signifie littéralement "cul du chat" (de poitron en ancien français / posterio en latin vulgaire), "jacquet" ou "jaquet" (je crois une expression normande) signifie "écureuil". Ne me remerciez pas. Mais songez tout de même que j'aurais pu mettre une photo d'écureuil. Alors tout compte fait, remerciez-moi quand même.
Ainsi, à l'heure où le chat montre son derrière aux écureuils qui le lui rendent bien, je préfère taper quelques lignes ici. Je voulais une vague pour illustrer ce post: emporté par le courant, j'ai cherché "surfeur" à la place de "vague". C'est dont dès potron-surfeur que j'ai découvert Michel: Michel Bourez, né en décembre 1985 (j'étais en terminale - ça fait rire qui?), que vous croiserez sur les plages polynésiennes - embrassez cet enfant de ma part.
Je me suis déjà refait un café, et ne peux donc prétexter une pause. Raoul, après avoir lui-même montré son derrière, est allé s'étendre. Tout son père. Quant à moi, je vais finir de m'habiller et sortir le temps de mettre mon potron dans le métro. Ca fait envie, c'est dingue.
PS. L'extrait sonore, c'est juste pour vous pourrir la journée.
jeudi 2 juillet 2009
The creature from the black lagoon

Il y en a que la chaleur met de bonne humeur. Ils s'y plongent comme dans une fête d'été, avec une sorte de joie de vivre qui n'existe que chez les enfants libérés aux beaux jours. On court jusqu'à l'eau, on lézarde au soleil, youpi la belle saison la belle vie. Moi non.
Il y en a que la chaleur rend sexys. Les vêtements se font plus légers, plus transparents, et laissent apparaitre des corps à la peau tendue et dorée. Une goutte de sueur au coin d'une arcade sourcilière par exemple, et vous voilà soudainement, mentalement, mais irrémédiablement infidèle. Leurs mouvements se font plus souples, dénoués. Moi non.
Il y en a que la chaleur rend lascifs. L'érotisme des peaux moites, les effets chimiques de la chaleur sur les corps, la température monte et l'esprit se laisse porter par un courant d'air aussi torride que les idées. Moi non.
Moi, je transpire et je me traîne, je colle et je pue. Mes neurones sont probablement partis là où il fait plus frais, donc très loin d'ici. Je travaille le matin, et dégouline à partir de 13h00.
mercredi 1 juillet 2009
mardi 30 juin 2009
Rough Cut
"Vollmond"
Il y a des images qui restent gravées à jamais. Je revois très nettement tant de celles qui composèrent les pièces de Pina Bausch. J'ai eu cette chance d'être dans la salle à plusieurs reprises et, à chaque fois, ému aux larmes.
Voilà.
lundi 29 juin 2009

C'est vrai, c'est difficile de meubler une pièce dont les murs sont courbes.
Et des fauteuils carrés dans un bureau oval, c'est d'un compliqué...
Chacun ses préoccupations donc. En ce qui me concerne, j'ai rendez-vous à l'autre bout de la ville dans un peu plus d'une heure, et pour l'instant, je ne suis ni lavé ni habillé. Mais promis, je serai irréprochable quand je ferai mon entrée dans les bureaux de cette rédaction où j'ai finalement pris mes habitudes. Le temps de finir mon café et d'écrire ces quelques lignes. Mais je serai d'autant plus bref ce matin que s'ajoute l'éventuel repassage d'une chemise. Non, je ne peux pas y aller en pyjama, car je n'en ai pas (sinon, vous pensez bien).
Déjeuner à quatre dont Dj° samedi midi, alors que Paris bruissait d'une Gay Pride en préparation. Je vous le confirme, il est toujours beau et jeune, c'est étonnant.
Toujours sans nouvelles de Sebald ni de Eyck, c'est embêtant ça... Nous sommes donc tous, pour l'instant, suspendus aux lèvres d'Ambre pour qu'après l'été, elle nous dise quand elle sera sur Paris.
Allez hop, bonne journée.